ATELIER LIBRE JEU



À la méthode d’Arno Stern en petit groupe pour adultes, enfants, adolescents, familles et handicapé…
J’ai été formée par Sylvie Hébrard de « l’atelier Art Nature » 

 

(Crédit photo: atelier deSalzbourg)

 

Déroulement de l’atelier

« L’art de peindre appartient aux artistes. Le Jeu de Peindre appartient à tous les autres. Par le Jeu de Peindre, tout être humain est capable d’exprimer ce qui ne pourrait être manifesté par aucun autre moyen. Mais pour que la trace ait cette vertu, elle doit se produire dans des circonstances appropriées. » Un jeu, pas un cours de peinture

« Du jeu dans le Closlieu ne résultent pas des œuvres regardées par d’autres et faites pour véhiculer un message, mais une trace sur la feuille dont l’émergence, à elle seule, apporte un entier plaisir à celui qui la laisse se produire. »

« Imaginez ce lieu soustrait aux pressions de la vie quotidienne ! Imaginez la réunion, en ce lieu, d’une douzaine de personnes qui ont désappris la compétition parce que ce qui s’affirme ici, ce sont leurs différences – différence d’âges, de personnalités, d’origines. Imaginez enfin une activité qui a les vertus du jeu et le sérieux d’une tâche sur laquelle se concentrent toutes les facultés de l’être ! »           Arno Stern

Le but du jeu de peindre n’est pas de transmettre une technique artistique :

Apprendre à utiliser le fusain, dessiner un oiseau, maîtriser la peinture à l’huile…. Tout cela relève du cours de peinture ou de dessin. Ici, dans ce lieu clos et protégé, l’objectif est de libérer le geste créatif, la trace et la personne qui peint. Aucun impulse n’est jamais donné, en tant que participant, nous sommes libres de peindre tout ce que nous voulons, sans jamais qu’aucun commentaire ne soit fait sur notre peinture.

La peinture n’est jamais jugée :

pour que la trace se libère, il faut qu’elle soit préservée du commentaire, du regard extérieur qui, automatiquement, jugera (l’Homme est ainsi fait). Nous n’interprétons pas non plus (il a utilisé du noir sur sa feuille, ça veut dire quoi ?).

Les peintures restent toujours à l’atelier :

dans un jeu de peindre, c’est pour cette raison que les peintures ne sortent jamais de l’atelier. Vous ne pouvez pas les ramener chez vous, les montrer à quelqu’un, ni même les photographier pour en garder un souvenir. Cela peu être très frustrant pour certains parents, qui aiment regarder les peintures de leurs enfants. Cela peut même vous paraître frustrant pour vous-même, rien qu’à vous imaginer ne pas pouvoir ramener votre peinture… Je pensais cela aussi. Et puis, j’ai pratiqué avec Arno et il s’est passé quelque chose d’incroyable. Après la première séance, j’avais l’impression que jamais je pourrai difficilement laisser ma peinture. A la deuxième séance, il me semblait que cela serait impossible. Lors de la troisième séance, j’ai senti ce lien très fort à ma peinture se rompre très nettement à partir du moment où j’ai eu la sensation que ce que j’avais à exprimer sur le moment était « sorti de moi ». De cet instant précis, je n’ai plus eu d’attache avec ma peinture, et j’ai pu la laisser à l’atelier sans aucun pincement au cœur.

Au-delà de la feuille :

ce qui est très libérateur également, c’est que le participant peut ajouter des feuilles et agrandir son expérience à l’infini. C’est libérateur parce que symboliquement, nous ne sommes pas limités et conditionnés au format de la feuille. C’est ainsi qu’il peut se produire des fresques de plusieurs mètres de long et de haut.

Le rôle de l’animateur :

la personne qui anime l’atelier, en réalité, n’anime pas, elle sert : pourvoir les godets en peinture, donner un godet propre pour les mélanges, ajouter une feuille… Arno Stern a appelé cette personne le « servant », au sens de celui qui sert. Ce n’est absolument pas péjoratif, bien au contraire. Pour que l’expérience se passe bien, il faut que la mécanique soit bien huilée, que l’organisation soit fluide et qu’il ne manque de rien… mais le servant n’a absolument pas de rôle sur l’expérience individuelle même.

Le jeu de peindre se pratique debout, pour libérer le corps totalement de ses entraves et l’expression créatrice (en sortant de l’aspect « scolaire » de la position assise à une table). Nous sommes assez serrés, dans le jeu de peindre, les feuilles des uns sont quasiment collées aux feuilles des autres. Cette promiscuité n’est pas gênante, elle favorise au contraire cette danse collective, qui étrangement ne gêne absolument pas pour plonger dans une concentration très intense et reposante. En plus de l’expérience personnelle que nous vivons dans le jeu de peindre, cette expérience sociale construit (ou répare) quelque chose de très fort : l’individu se réalise AVEC les autres, non pas contre eux. Cela permet donc de se déconditionner progressivement de la comparaison et permet un processus d’autonomisation très fort.

Catégories :