[ÉCHO]VISION Shipibo-Conibo

Rendre visible le monde invisible
A travers la culture Shipibo, je crée un univers graphique en raisonnance avec leur cosmovision. (vision, conception du monde)
Leurs dessins appelés « Kenés », lignes géométriques, naissent d’abord dans le monde de l’esprit, en apparaissant au travers de visions ou de rêves, avant de prendre forme physiquement sur des supports comme des objets en céramique ou le corps. Tous les dessins tirent leur origine des tâches présentes sur la peau de l’anaconda, ce reptile étant la figure majeure de leur cosmovision. Mais afin de mieux développer la capacité de percevoir les visions des dessins, il est nécessaire de prendre un breuvage appelé « Ayahuasca », associé symboliquement à l’anaconda et fait de plantes médicinales sacrées.

J’ai senti le besoin de crée un abécédaire, un écho des Kenés, inventé mon écriture, ma vision du monde. Ces symboles-lettres représentent chacune un phénomène de la langue Shipibo-Conibo, un écho de leur dessin, élément de leur environnement, ou de leur monde spirituelle.

Mais aussi, elles représentent, une base de tracés utile à la création de mes compositions plastiques.

Depuis mon immersion créative, j’écoute tous les jours les chants íkaros, chantés par Luis, notre chaman de la communauté Nueva Betania, durant nos cérémonies de prise d’Ayahuasca. (8h d’enregistrement)
Les íkaros, appelés « besho » dans la langue Shipibo-conibo, ont une présence fondamentale. Ce sont des chants sacrés dont l’élément central est la dimension énergétique et dont le but, dans la plupart des cas, est la guérison par les chamans. 

MON COSTUME « EN MUTATION »
Besoin aussi de créer mon costume qui accompagnerait mes rites de création, laisser venir mon imaginaire, en appelant mes guides spirituel, essentiellement l’anaconda qui m’a accompagné tout au long de mon voyage en terre Shipibo.
Immergé dans les prises de sons que j’ai pu faire sur place, en forêt, durant les cérémonies, et également au quotidien, les ambiants des villages Shipibo.

MES VIDEOS

Mes courts-métrages cherchent à partager mes ressentis du monde invisible des Indiens d’Amazonie.

J’évoque leur cosmologie, mon reard de la forêt dense, tellement puissante au bord du fleuve Ucayali qui serpente jusqu’à l’Amazone, en courants boueux.

Je forme, transforme des sonorités enregistrées, je monte les images avec répétition ou assemblage, parfois pour évoquer un monde en suspens vers la rencontre des esprits du Peuple Shipibo-Conibo.
Être lié avec la terre, l’eau, et le ciel.

MES TEINTURES BRODÉES

Inspirée de l’artisanat Shipibo-Conibo

RECHERCHE EN LIEN AVEC LES « YORA SHAO » Squelette de poissons en dessin Kené

J’ai commencé une recherche sur les squelettes de l’eau de la forêt et du soleil. Une écriture graphique organique